Mes 5 leçons de 2024 : rupture, sécurité, discipline… Je vous explique !
Je sais, cet article arrive un peu tard. Généralement, le bilan des enseignements arrive en fin d’année. Mais personnellement, j’ai toujours du mal à me poser et à en dégager quelque chose, sachant que l’année n’est pas vraiment terminée.
D’autant plus qu’en 2024, j’ai eu beaucoup de déclics et de prises de conscience en cette fin décembre. Surtout les deux dernières semaines. J’ai eu l’impression de vivre mille vies en quelques jours seulement et de me faire fouetter par une armée de leçons.
Ce n’est que maintenant, après avoir pris du recul, que je me sens capable de vous partager 5 grandes leçons que j’ai retenues de cette année. Une année de changements, de bouleversements mais aussi de libération. Ça a beaucoup tourné autour du couple, mais pas que.
J’espère sincèrement que ce partage résonnera et que vous pourrez, d’une façon ou d’une autre, vous appropriez ce qui vous parle.
Je peux me mettre un cadre moi-même, sans un homme
Je crois que c’est ma plus grande leçon de cette année. Depuis adolescente, j’ai toujours eu un homme pour me mettre un cadre. Petite, il s’agissait de mon père, ensuite mes partenaires ont pris le relai. Il y a seulement eu un laps de temps d’une année durant laquelle j’étais célibataire. Et je l’ai vécu comme une année de liberté certes, mais de n’importe quoi. Je n’étais pas stable. Ou en tout cas, je ne me sentais pas stable.
Alors j’ai toujours eu la croyance qu’il me fallait un homme, un homme fort, sécurisant et strict pour me poser un cadre. Pour me contenir. Pour me stabiliser. Pour me donner un espace dans lequel m’épanouir et être libre. Sans ça, je me sentais comme un arbre sans racine, sans tronc. Juste un tas de feuilles volantes.
J’ai compris cette année, réellement compris, que le cadre n’a rien à voir avec un homme. Il en apporte, c’est certain, je suis même intimement convaincue que c’est dans son essence, mais je crois qu’il est important de réaliser que j’ai aussi cette capacité là, en moi.
C’est notre masculin, notre yang. Et dieu sait que je le sais depuis longtemps qu’on est tous fait de féminin et de masculin. Mais je ne l’avais pas encore vraiment mis en pratique. C’est quand je me suis retrouvée seule, que je n’ai plus eu le choix.
Notre masculin c’est la discipline, l’organisation, la régularité. Le fait de se poser un cadre, des règles.
Notre féminin au contraire est cette capacité à être dans l’intuition, le ressenti, les émotions, le plaisir, l’écoute…
J’ai toujours cru avoir beaucoup de féminin, et très peu de masculin. Alors je déversais cette responsabilité sur les hommes qui m’entouraient.
C’est seulement en cette fin d’année que j’ai repris cette responsabilité. Et c’est tellement libérateur. Je peux me sentir complète sans avoir besoin d’un homme dans ma vie, je peux me faire confiance pour mener des projets à bout (ou à tout le moins, tout faire pour) sans avoir besoin du soutien d’un homme.
Cela ne signifie pas que lorsque je retrouverai quelqu’un, il ne m’aidera pas à poser un cadre. Mais il ne sera plus l’unique responsable de ma stabilité, car je saurai que seule ou non, je pourrai toujours la retrouver.
2. Je peux me sentir en sécurité, seule
Ça aussi, ça a été une de mes plus grandes leçons de cette année. Mais je l’ai apprise à la dure : sur le terrain, face au mur.
Je n’osais pas partir en randonnée seule, de peur de ne pas être en sécurité.
Je n’osais pas partir en bivouac seule, de peur qu’il m’arrive quelque chose.
J’avais peur de dormir seule la nuit chez moi, j’avais peur de rentrer tard le soir, ça me rassurait d’avoir quelqu’un à appeler jour et nuit en cas de problème…
Mais en me retrouvant seule, j’ai réalisé qu’il ne s’agissait que de peurs, rationnelles ou non mais qui ne dépendaient, en aucun cas, de la présence d’un homme à mes côtés.
Je peux me sentir en sécurité chez moi si je me crée un cocon dans lequel je me sens bien.
Je peux me sentir en sécurité en bivouac seule si je prends le temps de choisir un spot réputé, si je m’équipe correctement et si je préviens ma famille de là où je vais.
Je peux me sentir en sécurité seule en randonnée si je télécharge les tracés et si j’apprends les règles de base en cas de danger.
Toutes ces choses ne dépendent que de moi. Là encore, je remettais ma sécurité entre les mains d’un homme.
Alors oui, être aux côtés d’un homme a toujours une présence rassurante et réconfortante. Ce serait mentir que de dire l’inverse : je me sens plus en sécurité à ses côtés. Mais je crois que mon entière sécurité ne doit pas dépendre uniquement de la présence d’un homme dans ma vie.
Parce qu’alors qu’est ce que ça signifie ?
« S’il s’en va, je ne suis plus en sécurité et donc…. Je meurs? ».
C’est ce qui nous pousse, dans bien des cas, à accepter l’innaceptable, à rester dans des situations qui ne nous conviennent plus, à abaisser nos besoins et faire passer ceux de l’autre en priorité. Car c’est une de nos peurs viscérales. En tout cas, une de mes peurs viscérales.
Alors petit à petit, j’apprends à me sentir en sécurité, seule. C’est encore un travail en cours, je suis loin d’y être arrivée, mais le chemin se fait dans ma tête et je commence à mettre des actions en place pour pour continuer voire achever, qui sait, ce travail en 2025.
3. La discipline crée de la confiance en soi
Cette année, j’ai (re)appris à aimer la discipline. Je m’en étais totalement déconnectée depuis plusieurs années.
Si j’étais un peu fatiguée, je n’allais pas faire mon footing. Si j’avais mal dormi, je restais plus longtemps au lit. Si je n’avais pas envie de travailler, je ne travaillais pas de la journée et je vaquais à mes loisirs.
Mais j’ai réalisé que sans un peu de discipline, je n’allais arriver à rien. Parce que c’est bien de s’écouter, mais je crois qu’il faut un juste équilibre. Je n’arrivais pas à accomplir mes projets, car je ne m’en donnais pas les moyens ni le temps.
Et c’était un cercle vicieux : comme je voyais que ça ne fonctionnait pas, je perdais confiance en moi… et j’en faisais encore moins.
Ça peut paraître bête mais maintenant, même si je suis fatiguée, même si je n’ai « pas le temps », je vais courir même 15 minutes (sauf si je suis malade ou si mes lunes sont trop douloureuses, bien entendu il y a des exceptions).
Certains diront que ça ne sert à rien, qu’on ne voit les effets de la course qu’au bout de 45 minutes…. Mais je crois que c’est mentalement, que ça fait la plus grosse différence : on est fiers de soi, de mettre nos baskets et d’y aller quand même.
C’est comme le fait de se fixer des plages horaires durant lesquelles on s’oblige à travailler sur un projet. Même si on n’a pas envie, on se met dedans et la motivation arrive par la suite.
Pendant longtemps j’ai attendu d’avoir la motivation, l’envie, le temps pour faire ce genre de choses. Vous vous en doutez, ça n’arrivait presque jamais que tout soit réuni… Résultat, je n’avançais pas.
Pour l’instant, je suis encore en train de chercher mon équilibre entre discipline et savoir lâcher quand c’est nécessaire. Le fait de tomber malade dès que j’ai été en vacances, pour les fêtes, me l’a rappelé : j’ai tiré sur la corde et mon corps était tellement fatigué que dès que j’ai ne serait-ce qu’un peu lâché, il m’a dit stop.
4. La peur est normale : il ne faut pas battre en retrait, mais la prendre par la main et y aller
Cette année j’ai vraiment eu un déclic.
Avant, lorsque j’avais trop peur de faire une randonnée, lorsque j’avais trop peur de faire un voyage ou de poster une photo pour la première fois, j’annulais. Et je me trouvais des excuses pour ne pas le faire ou ne pas y aller : la météo n’est pas bonne, la photo n’est pas belle, je ne le sens pas de toute façon…
Je répondais à ma peur. Je l’écoutais. Je lui donnais raison.
Je ne dis pas que je ne le fais pas encore. Il y a tellement de randonnées que j’aimerai faire mais que je n’ose pas faire, par peur qu’il m’arrive quelque chose.
Mais maintenant, je sais que c’est seulement de la peur, irrationnelle, et non quelque chose de fondé. Avant je la confondais avec une intuition. L’intuition que quelque chose allait mal se passer… Si j’en rêvais la nuit et qu’il se passait quelque chose de mal, je me disais que c’était un rêve prémonitoire et que je ferai mieux d’annuler.
Désormais même si j’ai peur, j’essaye d’y aller quand même. Je me répète que je suis consciente que ce soit juste une peur, et j’arrête de me poser des questions.
Ça a été la même chose lors de ma rupture amoureuse. Les premières semaines, lorsque l’on a pris la décision de nous séparer, j’avais peur. J’hésitais, je me remettais en question. Pourtant notre décision était fondée et j’étais profondément en accord avec.
Mais la peur de l’inconnu. La peur de déménager, la peur de perdre un pilier, la peur de ne plus voir mes animaux… Tout ceci faisait que je me disais « Peut-être que tu exagères, peut-être que tu devrais rester ».
Mais non, c’était juste la peur qui parlait. Et je ne dis pas qu’elle n’aurait pas dû être là. Je n’aurai pas été humaine si je n’avais pas eu peur à ce moment-là. Mais heureusement que je ne l’ai pas écouté. Je serai revenue sur ma décision et je l’aurai regretté.
Parce que ça n’aurait pas été le bon choix pour moi, ça aurait été un choix de peur et non de coeur.
5. Dire non pour laisser du plus aligné entrer dans ma vie
Je crois que c’est une des leçons la plus difficile à mettre en pratique pour moi. Parce que même si je le sais intellectuellement et théoriquement, elle est complexe à mettre en pratique.
Dire non a toujours été compliqué. J’ai peur de décevoir, de ne pas m’intégrer, de perdre des proches ou des connaissances, de passer pour la méchante, pour l’ermite, et j’ai aussi toujours peur de rater quelque chose. Cette fameuse FOMO.
Ce qui me pousse, de moins en moins certes mais tout de même, à dire oui à (presque) tout. Aux invitations à boire un verre, faire du shopping alors que je n’aime pas ça, rentrer de soirée à 2 heures alors que je déteste me lever tard le lendemain, voir des gens dont je ne suis pas proche et avec qui les discussions ne me nourrissent pas…
Cette année, cette fin d’année surtout, j’ai appris à dire non. C’est toujours challengeant, je me sens toujours mal, je cherche sans cesse à me justifier. Je pense que petit à petit, ce sera plus fluide et naturel mais pour l’instant, c’est toujours un moment assez désagréeable à vivre.
La seule raison qui me pousse à refuser (ou à ne pas proposer), c’est que je suis convaincue qu’en disant non, je fais de la place pour laisser entrer quelque chose de plus aligné : des relations amicales plus fortes, des aventures en nature qui me plaisent vraiment, du temps pour avancer sur mes projets…
Quand je rentre du travail le soir, je dis non à me reposer devant Netflix et j’avance sur mes projets. J’écris mes articles, je rédige des textes… Parce que je sais qu’en disant non à du repos, je dis oui à la concrétisation d’autre chose qui me plait (je mesure mon propos : je m’accorde des soirées dans la semaine durant lesquelles je ne fais rien et me repose 100%. Pour justement garder un équilibre et ne pas devenir folle).
Depuis que je suis célibataire, on me demande si je ne veux pas de relations pour m’amuser. La réponse est non. Je ne veux pas de ce genre de relations. Et je suis persuadée qu’en disant non à cela, je laisse la place à ce que la bonne personne arrive, au bon moment au bon endroit. Ça prendra peut-être plus de temps, mais je n’ai pas envie de donner de l’énergie à quelqu’un qui ne me fera pas vivre ce que j’ai envie de vivre.
Je pense que nous sommes nombreuses et nombreux dans cette situation. À ne pas oser dire non. Laissons peut-être 2025 être l’année où l’on continuer de poser nos limites et savoir ce que l’on veut vraiment.
J’espère que ces 5 leçons auront résonné chez vous. Je pourrai en donner d’autres mais je voulais vraiment prendre le temps de développer les principales. Dites-moi celle qui vous a le plus parlé, je serai curieuse de savoir!
À mardi prochain,
Florine