(Vraiment) tenir vos résolutions cette année : 3 solutions
Chaque année, en janvier, tout le monde prend de bonnes résolutions. Se remettre au sport, manger plus sainement, apaiser sa relation amoureuse…
6 mois plus tard, on les a souvent déjà oubliées.
Combien de fois ai je dit « Cette année, je fais un semi marathon ». Mais sans plan d’action. Juste une idée balancée en l’air, le premier janvier. Forcément, que je n’allais pas la tenir.
L’idée n’est pas de se blâmer, mais de comprendre pourquoi l’on tient difficilement nos résolutions, et surtout comment faire pour arriver à les réaliser pour de bon.
Avec le temps, mais aussi avec ce que j’ai appris sur le fonctionnement de notre cerveau, je crois que j’ai retenu 3 clefs essentielles.
Faire de la place
Ce n’est pas anodin, de ne pas tenir nos résolutions. Pas parce que c’est « mal », mais car ça envoie un mauvais message à notre cerveau : « Regarde, quand je prends un engagement, je ne le tiens pas ».
Et inévitablement ça réduit la confiance en soi. Je crois qu’il ne vaut pas mieux prendre de nouvelles résolutions, plutôt que de ne pas les tenir. Ou à tout le moins, de ne pas tout faire pour essayer de les tenir.
J’ai longtemps cru l’inverse. Si j’avais lu ces phrases il y a quelques mois seulement, je me serai détestée. Mais je suis aujourd’hui intimement convaincue que la confiance en soi vient, en partie, des choses que l’on réalise. Et si cette confiance vient à diminuer, je crois que l’on rentre dans un cercle vicieux. Car alors les pensées négatives à notre sujet arrivent : « Je ne tiens jamais mes résolutions », « Je n’ai aucun mental », « Je n’ai aucune volonté »… et j’en passe.
Je les ai eu, pendant très longtemps. Parce que lorsque je prenais une résolution et que je ne la tenais pas, je me trouvais des excuses. Parfois valables, parfois non. Et c’était un engrenage : l’année d’après, je savais pertinemment que je prenais des résolutions mais que je ne les tiendrai pas.
Alors ce que j’ai mis en place depuis une petite année seulement, c’est de ne pas poser plus de résolutions que de choses dont je me débarrasse.
Par exemple, pour 2025, je décide de laisser derrière moi ma relation amoureuse ainsi que ma peur d’être vue et regardée. Alors je ne prendrai que 2 résolutions, pas plus.
Ça peut paraître insignifiant, mais comment laisser rentrer quelque chose dans notre vie si on ne lui fait pas de la place en amont ?
Il faut d’abord déblayer le chemin, pour lui laisser l’espace de se matérialiser et de s’incarner dans notre réalité.
Personnellement, je ne prends pas plus de 5 résolutions. Parce que je crois qu’on s’y perd après. Parce que je crois qu’il est préférable de se concentrer sur quelques objectifs qui nous tiennent profondément à cœur, plutôt que de nous éparpiller.
2. Ce n’est pas un manque de motivation, ce n’est peut-être juste pas la bonne résolution
Si cela fait plusieurs années que vous prenez la même résolution mais que vous n’arrivez pas à la concrétiser, c’est peut être que vous n’êtes pas (vraiment) motivé.
Peut être que si, consciemment, mais pas inconsciemment.
On se persuade parfois tellement de vouloir quelque chose, on pense tellement que c’est la bonne chose pour nous. Alors que ce ne sont parfois que des désirs hérités de nos parents, de la société ou que sais-je. Nous ne devrions pas être étonnés après, de ne pas les voir se réaliser. Car ils ne partent pas de nous, de notre envie profonde. C’est un désir qu’on a posé, là, dans notre cerveau, et qu’on essaie de s’approprier tant bien que mal.
Et on culpabilise si l’on y arrive pas.
Alors je crois que la première questions à se poser est : « Pourquoi? ». Pourquoi je veux réaliser ça dans ma vie? En ai-je vraiment envie? Si oui, alors pourquoi je n’arrive pas à m’y tenir? Est-ce par manque de temps, par manque d’argent?
Si c’est par manque de temps, pourrai-je prendre du temps pour ? Remplacer une activité par une autre? Dire non à certaines sorties? Je crois que si l’on en a vraiment envie, on trouve du temps. Et ça ne peut être qu’une heure par semaine ou 5 minutes par jour. L’idée n’est pas de s’ecoeurer.
Mais si même ce n’est pas possible, demandez vous alors si c’est réellement ce que vous voulez? C’est la même chose pour l’argent : si vous ne voulez pas mettre d’argent la dedans, est-ce vraiment ce que vous souhaitez? Est ce possible de trouver quelque chose de similaire mais gratuit?
Par exemple, un de mes objectifs cette année est de reprendre assidûment le yoga. J’adorerai faire au moins un cours par semaine, en présentiel, mais les prix sont élevés et je n’ai pas envie de mettre une telle somme d’argent là dedans. Alors j’ai décidé que je ferai un cours gratuit sur YouTube, chaque semaine. Je sais que deux, je ne le tiendrai pas. C’est le seul compromis que j’ai trouvé avec moi-même, réalisable, sans me mentir et sans me poser des objectifs inatteignables.
3. Y a-t-il un bénéfice caché à ne pas mettre en oeuvre vos résolutions ?
C’est quelque chose que j’ai appris en étudiant l’hypnose. Parfois, notre inconscient a un bénéfice (caché) à ce que l’on ne réalise pas quelque chose. On ne s’en rend pas compte, bien entendu. C’est même assez difficile à dénicher.
Par exemple, si chaque année ma résolution est de me remettre au sport mais que je n’y arrive jamais, je peux me demander : quel bénéfice ai-je à ne pas faire du sport?
Peut être est-ce de ne pas être en décalage avec mon compagnon qui, lui, ne fait pas de sport. Ce qui pourrait nous éloigner en terme de rythme et d’objectifs de vie. Le bénéfice caché de ne pas faire de sport serait, au final, de ne pas me séparer de mon partenaire car j’ai peur de le perdre et de me retrouver seule.
Peut être que le fait de ne pas être sportive est une bonne excuse pour éviter des sorties, comme une grosse sortie randonnée par exemple. Dire que je ne peux pas car je ne suis pas assez musclée est peut-être préférable au fait de dire « non, désolé, je n’ai pas envie ». Le bénéfice caché, au fond, serait d’avoir une bonne excuse et de ne pas passer pour la méchante, de ne pas devoir dire « non » et de ne pas blesser l’autre. Car j’ai peur de ne pas être aimé par autrui si je refuse et que je pose mes limites.
Je pourrai encore continuer mais je pense que vous avez compris… Et c’est transposable pour chaque résolution.
Vous verrez, au début, il sera sûrement difficile d’obtenir des réponses. Car votre inconscient fait son travail : vous protéger. Et cela passe par le fait de ne pas vous rendre conscient de tout ce qui se trame en arrière plan.
Mais vous aurez peut être des déclics, un jour. Souvent, ils arrivent comme ça, sans prévenir. Et en ayant une meilleure compréhension de votre fonctionnement, de vos peurs et de vos croyances, vous pourrez les prendre par la main et vous dire « allez, on y va ».
Car ce n’est pas en laissant un voile opaque dessus que les choses s’amélioreront. C’est justement en les regardant bien en face et en y allant quand même, avec, doucement.
J’espère que cet article vous a plu et vous aura donné des clefs concrètes pour tenir vos résolutions cette année (ou, à tout le moins, tout faire pour) ! Dites-moi celle qui vous a le plus parlé !
À mardi prochain,
Florine